Mode d'emploi des radars.

Moins de 2000 morts par an en 2020

L'objectif avoué est de baisser la mortalité de façon significative à l'aube de l'année 2020. Rappelons que l'insécurité routière coûte à la société, 24 milliards d'euros.

Le radar vitesse :

C'est le premier type de radar à avoir été installé. Il contrôle la vitesse des conducteurs dans les zones les plus dangereuses dans le but de réduire la vitesse et donc l'accidentalité routière.

Marge technique

Une marge de 5 km/h (en dessous de 100 km/h) ou de 5 % (au-dessus de 100 km/h) est prise en compte, toujours à l'avantage du conducteur.
Il est donc impossible d'être sanctionné pour un excès de vitesse «insignifiant», puisqu'il faut toujours y ajouter cette marge.
Exemple : vous êtes enregistré à une vitesse de 97 km/h, le chiffre retenu est de 92 km/h.
 

Signalisation

La signalisation d'un radar n'est pas une obligation légale.
Un premier type de panneau existe situé entre 300 et 500 mètres avant le radar annonçant sa présence.
Depuis août 2010, un nouveau panneau indique des zones plus vastes. En effet, il n'est plus situé 400 mètres avant le premier radar fixe, mais 1 ou 2 kilomètres en amont. Il prévient les conducteurs de la présence de radars vitesse fixes et éventuellement mobiles sur une distance indéterminée.
 

Installation

Les radars vitesse fixes sont installés sur des sites proposés par les préfets de département sur les critères suivants :

  • Les zones où se produisent des accidents pour lesquels des vitesses excessives sont principalement en cause.
    • à intervalles réguliers sur les grands itinéraires pour faire baisser la vitesse moyenne sur l'ensemble du trajet.

KEZAKO - Comment fonctionnent les radars de contrôle de vitesse ?

Le radar mobile :

Radar embarqué dans un véhicule arrêté et positionné au bord de la route, qui détecte et enregistre les excès de vitesse.

Marge technique

Comme pour le radar vitesse fixe, une marge de 5 km/h (en dessous de 100 km/h) ou de 5 % (au-dessus de 100 km/h) est prise en compte, toujours à l'avantage du conducteur. Il est donc impossible d'être sanctionné pour un excès de vitesse «insignifiant», puisqu'il faut toujours y ajouter cette marge.

Exemple : vous êtes enregistré à  une vitesse de 97 km/h, le chiffre retenu est de 92 km/h.

Signalisation

Ces radars ne sont pas signalés sur les routes, A l'inverse des radars vitesse fixes. Plus flexible, il permet de contrôler les vitesses en tous lieux et de s'adapter ponctuellement aux circonstances (travaux, état du trafic). Il encourage à conduire avec vigilance.

Installation

Les choix de points de contrôles sont décidés par les préfets de département en lien avec les forces de l'ordre sur les critères suivants :  Les zones où se produisent des accidents pour lesquels des vitesses excessives sont principalement en cause. A intervalles réguliers sur les grands itinéraires pour faire baisser la vitesse moyenne sur l'ensemble du trajet.

Le radar discriminant :

Radar vitesse fixe qui permet de différencier les catégories de véhicules, et notamment les poids lourds, afin de contrôler les limitations de vitesse spécifiques selon la catégorie d'usagers. Il permet aussi d'identifier avec certitude le véhicule en infraction dans le cas où plusieurs apparaissent sur un cliché.

Marge technique

Comme pour le radar vitesse fixe, une marge de 5 km/h (en dessous de 100 km/h) ou de 5 % (au-dessus de 100 km/h) est prise en compte, toujours à l'avantage du conducteur. Il est donc impossible d'être sanctionné pour un excès de vitesse «insignifiant», puisqu'il faut toujours y ajouter cette marge.

Exemple : vous êtes enregistré à une vitesse de 97 km/h, le chiffre retenu est de 92 km/h.

Signalisation

Un panneau indique des zones « de contrôles radars fréquents ». Il est situé 1 ou 2 kilomètres en amont. Il prévient les conducteurs de la présence de radars vitesse fixes et éventuellement mobiles sur une distance indéterminée.

Installation

Ils sont destinés à être installés principalement sur les axes sur lesquels le trafic de poids lourds est important :  Les zones où se produisent des accidents pour lesquels des vitesses excessives sont principalement en cause.  Les itinéraires à fort trafic de poids lourds, sur lesquels la limitation de vitesse est régulièrement ignorée. Des sections de route particulières (descente dangereuse, succession de virages, traversée urbaine...) justifiant un contrôle particulièrement strict. Les lieux et les portions de route où la présence des forces de l'ordre est impossible pour permettre la réalisation de contrôles de vitesse traditionnels.

Le radar tronçon :

Le radar tronçon calcule la vitesse moyenne entre deux points, pour éviter les ralentissements trop brusques devant les radars fixes et inciter les usagers à adopter une conduite responsable tout au long de leurs trajets. Il s'agit d'un nouveau dispositif, bientôt mis en service, destiné à sécuriser une portion précise de route à risque (tunnel, pont) de manière plus efficace et plus constante.

Marge technique

Comme pour le radar vitesse fixe, une marge de 5 km/h (en dessous de 100 km/h) ou de 5 % (au-dessus de 100 km/h) est prise en compte, toujours à l'avantage du conducteur. Il est donc impossible d'être sanctionné pour un excès de vitesse «insignifiant», puisqu'il faut toujours y ajouter cette marge.

Exemple : vous êtes enregistré à une vitesse de 97 km/h, le chiffre retenu est de 92 km/h.

Installation

Ces radars troç§ons sont destinés à des portions de route ou d'autoroute dangereuses (virages, descentes, etc.) ou sur lesquelles un accident aurait des conséquences démultipliées (ponts, tunnels, viaducs, etc.).

Le radar feu rouge :

Il repère et enregistre les infractions commises aux feux. Deux photos sont prises, une première si un véhicule franchit la ligne d'effet des feux (LEF), une deuxième si le véhicule poursuit sa route au-delà du feu. Il s'agit d'un outil indispensable pour mieux protéger les usagers vulnérables aux carrefours.

 Marge technique

Le flash se déclenche dès qu'un véhicule franchit la ligne d'effet des feux (LEF) matérialisée en traits pointillés sur la chaussée. Le Code de la route impose l'arrêt en amont de la ligne d'effet des feux. S'arrêter à cheval sur cette ligne ou la dépasser constitue déjà une infraction. Cependant, si le véhicule dépasse la ligne d'effet des feux mais s'arrête au pied du feu tricolore avant le carrefour, l'appareil photo se déclenche mais aucun avis de contravention ne sera envoyé. Lorsqu'un véhicule franchit un feu au rouge pour une raison justifiée (passage d'un véhicule prioritaire, pompier, police, SAMU), l'appareil relève une infraction et un flash se déclenche. Néanmoins, le CACIR (Centre automatisé de constatation des infractions routières) n'émettra pas d'avis de contravention.

  Exemple:si le véhicule est "poussé à griller le feu " dès le début de la phase de rouge, alors le véhicule d'urgence sera lui aussi flashé et apparaîtra sur les photos . Dans ce cas, le CACIR n'émettra pas d'avis de contravention. Et, si le véhicule est "poussé à griller le feu " mais que le véhicule d'urgence passe au vert, un contrôle humain minutieux est toujours effectué, s'appuyant à la fois sur des photos et sur les données de la situation (durée du feu au rouge, vitesse estimée du véhicule, nombre de véhicules franchissant le feu au même moment, trajectoire du véhicule poussé), avant d'émettre tout avis de contravention. 

Signalisation

Les radars « feu rouge » ne sont pas signalés pour plusieurs raisons :le feu tricolore est déjà  une signalisation,  l'environnement urbain est chargé de trop nombreux panneaux qui peuvent perturber la visibilité.Quoiqu'il arrive, tous les carrefours sont dangereux et c'est à chaque feu rouge qu'il faut s'arrêter.

Installation

Ils sont installés en milieux urbains denses afin d'assurer la protection des usagers les plus vulnérables à  proximité : des lieux fréquentés par les piétons (proximité d'établissements scolaires ou de loisirs, maisons de retraite, centres villes...) ; des traversées dangereuses (proximité passages à niveau ou traversées de tramway, grands carrefours à feux...) ; des axes à fort trafic et des traversées urbaines.

Le radar passage à niveau :

Ce radar fonctionne comme un radar à «feu rouge». Il contrôle le respect des feux clignotants informant de la fermeture des barrières.

Marge technique

Un délai, équivalent à  celui du feu orange sur les feux tricolores, permet l'arrêt en toute sécurité des usagers sans que ceux-ci ne soient verbalisés. Ce délai est généralement de 3 secondes sur les axes limités jusqu'à  50 km/h, et à  5 secondes sur les axes limités à plus de 50 km/h.Les usagers qui franchissent le passage à niveau après le délai de sécurité sont alors flashés :une première fois au début du franchissement de la ligne, une seconde fois lorsqu'ils ont poursuivi leur course sur le passage à niveau, que ce soit sur leur voie (passage direct) ou sur la voie adjacente (passage en contournement des barrières). La dispositif de contrôle est sensiblement le même que celui du franchissement de feu rouge. La différence essentielle vient de la signalisation orange clignotante au niveau d'un passage à  niveau. Un deuxième feu fonctionne donc en alternance, afin que chaque cliché d'infraction puisse mettre en évidence le signal allumé.

Signalisation

Les radars passage à niveau ne sont pas signalés pour plusieurs raisons : le feu clignotant est déjà  une signalisation, le passage à niveau est également déjà  signalé. 

Installation

Les radars passage à niveau sont installés sur les passages à niveau préoccupants dont les critères sont définis en lien avec Réseau Ferré de France et la SNCF.

Date de dernière mise à jour : 02/03/2019

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